• Une lettre pour toi !

    Une lettre pour toi !

     

    Jour après jour, je remarque, avec stupeur, que je ne peux plus me passer de toi. De ta présence, de tes baisers, de tes caresses... De toi tout simplement. Tu es devenu une obsession, une drogue, ma drogue. Je dois pourtant me reprendre, me désintoxiquer...

    Je t'aime de plus en plus chaque jour, un je t'aime à ma façon certes, mais d'une façon qui n'est pas la tienne. Je dois me résoudre à te perdre un peu afin de ne pas dépasser la nouvelle limite que je me suis fixée. Et ce, même si je dois avoir mal... On le sait, l'amour fait de toute façon toujours souffrir.

    Je n'ai pas ton acabit, je suis une personne sensible, parfois trop fleur bleue, trop sentimentale. Je ne m'attache pas rapidement ni facilement à une personne car j'ai de la difficulté à faire confiance. Cependant, quand je suis bien avec quelqu'un, surtout quand il y a une sorte de relation fusionnelle comme la nôtre, j'aime avoir un contact journalier. Pas spécialement des heures de discussion mais juste un coucou ou un je pense à toi. Cela prend 30 secondes et je suis rassurée.

    Hier, je me suis inquiétée de n'avoir pas de nouvelle. Tu me dis pourtant que je suis souvent dans tes pensées, que je te manque, et je te crois. Cette nuit, j'ai même été jusqu'à rêver de toi... je ne sais pas ce qui m'arrive mais tout cela commence à vraiment me faire peur.

    Je me suis demandée qu’est-ce-que l’amour en faite ? Aimer, s’inquiéter, ne pouvoir vivre sans l’autre. Se demander ce qu’il fait, à chaque instant... Je ne sais pas... Je me dis que l'Amour est égal à la dépendance, comme une drogue, ne plus pouvoir respirer. En faite, dans un sens, c’est un bien triste mot. Amour, toujours... Amour, trop lourd... On croit que tout est si beau, si joli, si magnifique mais il peut faire si mal, être maléfique.

    Alors j'ai mis un peu de musique douce et je me suis mise à penser à toi. Je me suis demandée si je n'avais simplement pas un besoin d’amour, car être aimée c’est très important surtout quand c'est partagé. Et puis la vie est si courte, qu’il ne faut pas vivre sur du toujours, on a tant besoin de ce sentiment qui est l'amour.

    Un sentiment pourtant parfois si violent, amour, aimer, oui mais dans un autre sens, penser à vivre sa vie c’est aussi peut-être le plus important. J'ai fermé les yeux et des souvenirs de nous sont apparus et je n'y ai vu que sentiments... Amour quand tu nous tiens, sans lui on est rien. Pas simple ce mot, si fort, joie ou peine, pleins de ressentiments, non, pas évident ce mot, mais qui peut tant vouloir dire à la fois,

    J'aime être à toi, j'aime te posséder et je pense que tu le sais, mais c'est l'amour de sexe à sexe qui se révèle le plus nettement comme un désir de possession. Celui qui aime veut être possesseur exclusif de la personne qu'il désire, il veut avoir un pouvoir absolu tant sur son âme que sur son corps. Il veut être aimé uniquement, loger et régner dans l'autre âme, comme le plus haut des liens et le plus désirable.

    Il y a bien sur terre une sorte de prolongement de l'amour dans lequel le désir que deux être éprouvent l'un pour l'autre fait place à un nouveau désir, à une nouvelle convoitise, à une soif supérieur celle d'un idéal qui les dépassent tous les deux. Mais qui connaît cet amour là, qui la vécu ? peut-être toi ! Comme tout cela est simple, comme tout cela est beau et pourtant qu'en est-il dans la réalité ? Sinon que nous pouvons agir que dans le sens opposé.

    Nous ne voyons rien d'autre, que notre plaisir, que l'entretien de notre orgueil, de notre petite fierté et pour aboutir à quoi, à rien sinon qu'à une lutte implacable qui tente à assouvir notre soif de domination. Si tu savais combien j'aimerais pouvoir vivre cet amour là, combien je le désir, combien j'en suis encore loin ! Qu'ai-je fait le jour où tu m'es apparu pour la première fois, moi qui était vouée à la plus totale insouciance, tu m'as transpercée de tous tes charmes, tu m'as ébranlée dans tout mon être. Ai-je mérité un si doux supplice ? Ta présence me remplit chaque fois d'un bonheur que les mots sont trop faibles à décrire. Mais que m'arrive-t-il ?

    Je me dis que tu peux être terrible toi... Tu sais être à la fois si doux et si autoritaire, tu me tiens en ton pouvoir, mais le sais-tu au moins. Sais-tu qu'il est dure pour un être qui aime de voir, d'approcher, la "créature" de son tourment sans pouvoir lui montrer à quelle point on l'aime. Je m'étais promise d'arrêter ma lettre là. Je veux t'avouer encore une dernière chose, surtout après ce que j'ai ressenti vendredi, j'aurais voulu te dire "je t'aime" ... Mais hélas le courage m'a manqué


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